Croire en l’Humanité quand on désespère de son Voisin ?

Croire en l’Humanité quand on désespère de son Voisin ?

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Être proactif Dé Plus Moins

« Plus » par « moins », ça fait « moins » ?

(rappelez-vous la règle des signes des nombres relatifs positifs et négatifs)

Une problématique qui m’interpelle de plus en plus :

  • Comment, dans le même temps, est-il possible de désespérer de son Voisin (j’en suis là) et continuer à croire en l’Humanité ? (je reste une indéfectible optimiste parce que la Vie est la plus forte)

Autrement dit,

  • Comment est-il possible de croire en cet homme ou cette femme singulière, proche de soi, dont la pensée et les actes nous surprennent dans le mauvais sens (esprit borné, pensée standardisée, intellect étriqué, acte mesquin, mauvaise foi, langue de bois, tromperie, mensonge… N’en jetez plus) tout en continuant de croire en cette possibilité de voir un jour ce même voisin (ou la génération suivante, « c’est déjà ça » comme dirait la chanson) évoluer vers l’ouverture d’esprit, la curiosité créatrice, la compassion, la créativité, l’empathie, la communication de cœur à cœur authentiquement bienveillante, l’amour de soi et de l’autre, et agir en conséquence ?

 

Et si « Plus » par « moins », ça faisait… « à vous de choisir » ?

Autre questionnement qui me travaille depuis des années :

  • Comment concilier le « tout » économique actuel avec plus d’humanisme dans les rapports sociaux et dans tous les pans de notre vie ?
  • Comment passer de l’ancien paradigme (dont le mode de fonctionnement est d’abord d’Avoir, de posséder, et croire que cela nous rendra heureux – placer l’Économique en priorité) au Nouveau Paradigme (qui consiste à partir de l’Être, de notre état d’être, notre ressenti intérieur pacifié, pour faire et agir dans et sur le monde avec ce nouvel état d’esprit constructif) ?

Être proactif Couleur SynthèsePersonnellement, je n’y vois pas de réelle opposition ou d’incompatibilité : j’ai étudié la Psychologie en faculté à Paris de dix-huit à vingt-et-un ans (donc les Sciences Humaines), puis reprise d’études dans la Gestion d’Entreprise entre vingt-cinq et vingt-neuf ans à Strasbourg, avec force Comptabilité-Finances-Droit… jusqu’à faillir prendre la voie de l’Expertise comptable (« plus économique tu meurs »). Je veux dire que « dans le cerveau », ces deux extrêmes sont compatibles. La connaissance, le savoir sont digestes par le cerveau, l’important est l’intention que vous mettez ensuite dans l’action qui découle de cette formation cérébrale. Votre intention à l’origine de votre action est primordiale parce qu’elle part de votre Être et c’est à partir de là que vous agissez juste (ou pas), quelles que soient vos options de vie, quelles que soient les concrétisations que vous choisissez de donner à vos savoirs et connaissances.

Quant à moi, j’ai finalement poursuivi mon chemin vers plus d’Humanisme en action, les contacts humains ayant ma préférences ; j’ai choisi la Communication Intra et Interpersonnelle plutôt qu’aller faire parler les chiffres.

Et je me suis rendu compte assez rapidement que les personnes ont partout les mêmes aspirations : désir ardent de plus d’humanisme, plus de reconnaissance, plus d’amour… Et ce, quels que soient les milieux professionnels où j’ai exercé et quels que soient leurs origines (personnel, familial, professionnel…) ou l’épaisseur de leur curriculum vitae.
Oui, nous aspirons tous – au-delà de la possession de plus d’argent, de pouvoir et / ou de reconnaissance – à aimer et être aimés. Nous aspirons tous à plus d’amour dans ce monde. (et celui ou celle qui dit le contraire se ment à lui-même ou à elle-même… Si si, j’ose le dire en face)

 

Et si le « Plus » englobait le « moins » ?

Toute jeune, je m’étais même dit, avec la rage au cœur (j’étais une mal-aimée), que nous étions condamnés à aimer et à nous aimer si nous voulions vivre une vie digne de ce nom, intéressante, épanouie, une vie qui en vaille la peine. Très vite, je m’étais rendu compte de cette obligation que nous avons d’incarner l’amour si nous voulons nous sentir vivants (et heureux, accessoirement). En dehors de cette énergie puissante et universelle, point de salut. Tout le reste n’est que vaine gesticulation, des corps sans âme, des êtres désincarnés, des vies dénuées de sens. Nous survivons séparés de nous-mêmes et d’Autrui alors que nous puisons notre énergie vitale tous à la même source.
J’en déduisais même toute l’ironie de la vie : si nous ne comprenons pas cette nécessité de remettre l’amour au cœur de nos vies – nos intentions, nos sentiments, nos pensées, nos actes – alors nous n’avons tout bonnement rien compris à notre raison d’être ici-bas.


Être proactif Ambigramme Basile MorinQuelle ironie divine ! me disais-je alors. (j’étais en rébellion contre cette obligation d’obtempérer : « Tu veux être heureuse ? Vis l’amour, incarne l’amour ! » … J’ai horreur des contraintes et des ordres, alors cette injonction d’amour comprise intuitivement me révoltait. Je luttais. Contre moi-même.)
Oui, nous sommes contraints de vivre l’amour sous toutes ses facettes si nous voulons donner un sens à notre vie.
Vraiment, la vie est facétieuse ! me dis-je maintenant. (j’entre dans l’acceptation de ce qui est)
(une forme de reddition malgré quelques sursauts de l’ego qui me font encore renâcler) (j’entre dans le lâcher-prise, le détachement quoi)

 

Et si j’entretenais de meilleurs rapports de voisinage… avec moi-même ?

Autre question qui constitue ma « quadrature du cercle » :

  • Comment transmettre aux personnes qui souffrent au travail ou qui y sont juste mal, des savoir être et savoir-faire proactifs, des valeurs de bien-être et d’amour, lorsqu’elles n’ont d’oreille que pour leur mal-être subi au quotidien ?
  • Comment tenir une position a priori intenable – en soi-même et autour de soi – quand les contraires semblent inconciliables ?

Plus simplement :

  • Comment, à mon niveau, puis-je partager ces valeurs constructives auxquelles je crois si fort quand ma vie singulière me paraît si frustrante et si « en souffrance » ?

Et plus humblement :

  • Comment puis-je changer le monde sans d’abord me changer moi-même ?!

 

Oui pour faire la paix avec soi-même. Comment ?

… en sortant du point de vue de l’ego, ce voisin intérieur borné et étriqué ; Être proactif Main Terre
… en élevant son regard au delà des apparences (qui nous mettent malgré tout en colère) (mais rappelons-nous que ces apparences ne sont que des illusions, des jugements de l’ego sur des situations qui ne correspondent pas à ce que nous avons décrété) ;
… en acceptant la vie telle qu’elle est, avec toutes ses « contradictions » et ses « illogismes », avec ses surprises et ses miracles ;
… en  libérant la voie aux belles énergies d’amour qui ne demandent qu’à fructifier en nous ;
 … en acceptant de nous montrer vulnérables, sincères, authentiques ;
… en nous pardonnant à nous-mêmes de ne pas être à la hauteur de nos attentes…

 

Vite, il y a urgence ! La Terre se meurt.

Et moi je m’étiole…

…c’est pourquoi je file de ce pas apporter ma contribution aux Journées du Pardon 🙂

 

Je vous souhaite le meilleur 🙂

Nathalie Portrait blog1Nathalie Decottégnie

Experte ès Proactivité

Site / blog : www.etreproactif.com

 

 

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Nathalie DECOTTEGNIE

La Référente francophone de la Proactivité

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