Nous sommes tous capables de réponse, donc nous sommes tous capables de prendre la responsabilité de nos actes

Ce qui revient à dire que nous sommes capables de nous prendre en charge, nous-même, notre personne et tout ce qui va avec – nos ressentis, humeurs, pensées, décisions, choix, actions… Ce qui n’est pas anodin l’air de rien car combien d’entre nous incriminent autrui lorsqu’il n’est pas content ? Combien d’entre nous reportent sur autrui la responsabilité de sa mauvaise humeur ou de ses échecs ?

A partir du moment où vous avez compris que vous êtes « capable de réponse » alors s’ouvre le champ de tous les possibles, car nous sommes capables de tellement de réponses !

  • Nous avons les réponses « standards », classiques, routinières :
    • Nous décidons et agissons par habitude, sans plus nous poser de question.
    • Nous mettons les gens dans des cases pour les situer et nous rassurer.
    • Nous réglons des problèmes actuels avec ce qui a fonctionné dans le passé.
    • Nous nous projetons dans le futur avec les limites de notre mental actuel.

Ici nous ne sommes guère proactif.ve.

 

Nous avons les autres possibilités de réponses, toutes celles qui sortent des clous, des habitudes, des réflexes

    • Nous décidons et agissons en réfléchissant, en nous questionnant.
    • Nous faisons connaissance avec nos interlocuteurs pour les comprendre (comprendre signifiant « prendre avec soi », étymologiquement).
    • Nous abordons les situations non plus comme des problèmes mais comme des événements nouveaux qui réclament notre adaptation et notre imagination.
    • Nous nous projetons dans des futurs désirables et plus seulement « réalistes » ou facilement accessibles.
    • Nous visualisons et notre cerveau nous donne les moyens de créer.

Ici nous sommes proactif.ve : nous sommes capable de réponses originales, imaginatives, voire farfelues, qui ne sont pas conformes aux attentes ou au politiquement correct. Ces réponses nous rendent adaptable, résilient.e et nous font grandir en conscience, et en joie de vivre car nous sommes plus vivant.e.

Nous avons toutes ces réponses à notre portée – en nous et autour de nous – qui mettent en jeu notre sens des responsabilités, notre engagement « corps et âme », et notre liberté. Liberté de penser, d’imaginer, de créer, d’innover. Et libre d’en assumer les conséquences.

Quelques exemples de réponses

  • Si je reçois une claque, je suis capable d’en renvoyer une (comme de tendre l’autre joue si c’est mon choix) ;
  • Si je ne suis pas satisfaite de mon sort, Je suis capable de réagir pour le changer ;
  • Si je ne suis pas épanoui.e dans mon travail, ce n’est pas la « faute » de mon patron – ni de la mienne d’ailleurs (il n’est pas question de « faute »), je suis capable de faire quelque chose pour sortir de ce placard ou de cette situation sans avenir ;
  • Si je ne suis pas heureux.se en amour, ce n’est pas à cause de mon amoureux.se (comme je pourrais le penser de prime abord), car je suis capable de prendre les choses en main pour que ça change ;
  • Si je suis frustré.e et énervé.e, ce n’est pas de la faute des autres, c’est dû à mon monde intérieur que je gère et que je suis capable de modifier ;
  • Et si je suis super heureux.se, c’est aussi grâce à moi !

 

Être proactif, c’est être responsable et engagé, mais pas seulement…

Être responsable semble répondre à la loi « action-réaction » : il se passe un truc, je suis capable d’y réagir.

Mais je ne suis pas obligé.e d’attendre qu’il se passe quelque chose pour réagir. Je peux proagir plutôt que subir !

Et c’est là que les définitions précédentes (Wikipédia, Le Petit Robert) me paraissent un peu courtes. Car ce n’est pas parce que je suis responsable de ma vie et/ou engagée que je suis proactive. Je suis responsable et/ou je suis engagée, c’est tout. C’est déjà pas mal mais ce n’est pas suffisant pour être proactif.

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