Les obstacles sont la voie : faites le ménage !

Les obstacles sont la voie : faites le ménage !

Nettoyer… préparer le chemin, oui mais comment ? Il y a tellement d’obstacles !

En travaillant sans cesse sur soi, oui mais comment ?

En cheminant tout en travaillant sur soi, de plus en plus loin, de plus en plus profondément… Oui mais comment ?

 

Vous pouvez commencer par Profondément Ressentir (P.R.)

Commencez par une chose simple : respirez profondément – inspir’ expir’ – par le ventre, tranquillement et profondément.

Respirez pour apaiser les émotions défavorables à votre zénitude. La régularité de votre souffle vient reprendre la main sur le cerveau reptilien, celui qui commande et la respiration et les réflexes de fuite ou d’attaque. Ainsi, en respirant, vous vous pacifiez de l’intérieur.

Laissez de côté ensuite le mental, cette voix dans votre tête qui juge, critique, sermonne, râle, et vous fait mal. Vous l’entendez ?  Dites-lui que vous l’entendez (« oui je t’entends mon mental, oui je ne suis pas sourd.e mon ego »). Ainsi grâce à votre écoute, le mental finit par s’apaiser car, ne luttant plus contre lui, il ne vous résiste plus par ses assauts usants. Vous lâchez prise, vous lui lâchez la bride, vous cessez de vouloir le faire taire à tout prix. Vous reconnaissez qu’il existe puis vous passez à autre chose. Continuez de respirer tranquillement. Votre mental est toujours là mais il ne prend plus toute la place dans votre tête.

 

Et Observer Activement (O.A.)

Une fois le mental quelque peu calmé, mis de côté, observez – en vous et autour de vous – ce qui se passe et ce, de manière consciente donc Active (O.A.). Vous observez avec recul et détachement, tel un observateur extérieur qui voit, regarde et constate de manière factuelle : « tiens, je ressens de la colère-bordel » ; « tiens je me sens triste, j’ai envie de pleurer (lâchez les larmes, laissez l’eau couler des yeux sans juger si c’est le bon moment, c’est le bon endroit…).

 

Vous avez remarqué ? P.R.O.A. c’est le début de proactif : Profondément Ressentir et Observer Activement

En effet, être proactif, c’est d’abord Profondément Ressentir et Observer Activement ce que nous ressentons, constatons, pensons… Et cette étape est cruciale pour devenir (de plus en plus) proactif car la plupart de nos difficultés sont liées à notre personne. C’est notre façon d’interpréter ce qui nous gêne – problèmes, défis… – qui les transforme en difficultés. Ce sont nos filtres personnels – nos croyances, nos conditionnements, nos habitudes de penser, nos peurs aussi… – qui transforment bien souvent la réalité en l’amplifiant et en la compliquant. Un problème devient alors une difficulté.

Les obstacles sur notre chemin peuvent donc être interprétés comme des problèmes ou comme des opportunités. Leur résolution va dépendre de notre façon de les appréhender. Nous sommes créateurs de solutions ou de problèmes selon notre attitude intérieure.

D’où l’importance de Profondément Ressentir et Observer Activement avant de passer à la suite.

 

Puis chercher à Comprendre (C.)

Après avoir Profondément Ressenti et Observer Activement, nous sommes en mesure de donner un sens à ce que nous appréhendons. Nous finissons par comprendre cette réalité observée (qu’elle soit en nous ou à l’extérieur).

Pour Comprendre (C.), nous avons plusieurs moyens : ressentir, voir, regarder, observer, entendre, écouter, analyser, sentir, humer, toucher, goûter… Pour effectuer cette opération de compréhension, nous ordonnons – mettons en ordre – ce fatras d’informations pour qu’elles prennent un sens et nous orientent dans ce monde. Pour avancer dans notre compréhension du monde, nous mettons à profit nos différents sens, et pas seulement nos cinq sens physiques.

Comprendre, c’est donc « prendre avec soi » (sens étymologique de comprendre). Nous nous faisons une représentation mentale (visuelle, auditive, kinesthésique selon nos canaux sensoriels préférentiels) que nous nous approprions comme notre nouvelle vérité.

 

Pour ensuite Traduire avec Intelligence (T.I.)

De ce que nous avons compris, nous devons en donner une forme intelligible pour nous et / ou pour autrui. Nous traduisons – transformons – ce que nous avons compris en un langage compréhensible, tant pour le rendre intelligible que pour lui donner un sens. Tant pour nous-même que pour autrui, en vue de transmettre, communiquer, partager.

Ainsi, ce que nous appelons problème, obstacle n’est qu’une traduction possible de la réalité objective. Et ce qui me cause problème n’est qu’une entrave mineure sur votre chemin, vous enjambez l’obstacle quand moi j’en reste bloquée.

Notre Traduction du monde donne corps à nos choix et  nos décisions, qui sont une traduction de notre monde : est-il hostile et dur, ou plein de plaisirs et d’opportunités ? Selon ma vision du monde, mon comportement ne sera pas le même, et n’engendrera pas les mêmes conséquences. Et pour une même réalité objective, nos traductions seront différentes et entraîneront des comportements personnels propres à chacun.

Chaque obstacle nous met au défi de révéler qui nous sommes. Je deviens selon ce que je fais, je fais selon Qui je suis. Le chemin nous façonne, et nous façonnons le chemin à notre image. Mais quelle image avons-nous de nous-mêmes ? Quelle représentation de nous-mêmes voulons-nous donner ?

Acceptons que les obstacles que nous rencontrons sur le chemin de la réalisation de nos objectifs ne soient que des balises qui nous indiquent où bifurquer. (Et non des vacheries de la vie qui nous empêchent d’avancer) (heu, la colère m’égare, j’ai oublié d’appliquer le P.R.O.A.C.T.I.)

 

Les obstacles nous apprennent à Faire (F.)

Si nous parvenons à Profondément Ressentir et Observer Activement pour Comprendre avec Intelligence(s), alors nous sommes prêts pour Faire, pour agir avec justesse et à partir de l’espace du coeur. Encore faut-il déblayer la voie de ses obstacles. Ce nettoyage, ce déblaiement constitue le chemin. Le développement de soi.

Pour ce faire, le premier pas consiste à s’arrêter de faire pour ressentir profondément. Laisser du temps au temps pour entrer en soi, pour faire connaissance avec soi. (Certains ont beaucoup de mal à donner ce temps au temps pour laisser émerger les obstacles en eux et les voir…)

 

De l’air pour F-air-e !

Rappelez-vous votre respiration, elle se passe où ? Dans les poumons. Et les poumons entourent quel organe ? Le coeur ! Lorsque vous respirez calmement et profondément, vous gonflez votre diaphragme qui s’affaisse et pousse vos organes vers le bas. C’est ce qui fait gonfler votre ventre. Ainsi, lorsque vous respirez à fond, vos organes du bas, les intestins notamment, sont massés. Vous vous détendez parce que vous faites du bien à vos intestins, votre deuxième cerveau – le système nerveux entérique.

Vous entrez alors en cohérence cardiaque : vous mettez en harmonie votre coeur et votre mental. Ils sont tous deux en harmonie et fonctionnent main dans la main : vous êtes aligné.e sur vous-même – votre corps physique avec votre corps émotionnel et psychique – et vous êtes aligné.e en vous-même à partir de l’espace du coeur. Cette façon de faire – respirer profondément – est une première méthode à notre disposition pour reprendre la maîtrise de soi.

 

Après cette respiration profonde et relaxante, il se passe quoi ?

Vous êtes pacifié.e et pouvez agir calmement, en conscience, en connaissance de cause car vous avez en tête les tenants et aboutissants de vos choix. Vous anticipez sur vos propres réactions, vous pouvez prédire les conséquences de vos actes. Vous pouvez les assumer parce que vous êtes libre et responsable. Waouh !

Et devinez quoi ? Vous êtes en train de devenir véritablement proactif.ve car vous êtes actif.ve avant d’agir. Vous êtes en train d’agir sur vous-même avant d’agir à l’extérieur. Vous apprenez à repérer ce qui se passe en vous, à prendre le temps de mettre de l’ordre dans votre monde intérieur pour éviter d’en mettre à l’extérieur. Vous apprenez à vous connaître.

 

Vous devenez proactif.ve

Cette attitude est proactive, même si elle ne se voit pas. Le comportement qui en découle peut ne pas apparaître comme proactif aux yeux de personnes qui croient qu’être proactif, c’est agir forcément. Mais votre attitude n’en est pas moins proactive.

Bravo pour ce courage de mettre de l’ordre en vous-même plutôt que de l’envoyer à l’extérieur pour vous en débarrasser ! Et cela aussi, c’est être proactif.

Précision de vocabulaire : une attitude est un état d’esprit, un état intérieur, une sorte de comportement-qui-ne-se-voit-pas, un comportement intérieur en quelque sorte. Ou un savoir-être. Ou un soft-skill comme disent les recruteurs.

 

Ainsi, être proactif, c’est être actif avant d’agir

Ce qui revient à incarner ces trois étapes :

  1. Une attitude intérieure (PROA) particulière avec laquelle vous abordez les situations de toutes sortes.
  2. De l’énergie, de la volonté et de la créativité (CTI) grâce auxquelles vous faites face et les transformez en opportunités.
  3. Une façon de Faire (F), de gérer les situations, les événements, les opportunités, qui vous transforment à leur tour.

 

Attention : agir est banal !

Tout le monde agit, sur-réagit, hyper-réagit. Mais qui agit de manière juste depuis l’espace du coeur ?

Pour bien faire, encore faut-il choisir des objectifs en cohérence avec ses valeurs et ses désirs profonds, en connaissance de soi. Car nous devenons ce que nous faisons, et nous faisons à partir de Qui nous sommes.

Alors questions : qui êtes-vous ? Qui voulez-vous devenir ?

 

Être proactif est la voie

Puisque les « obstacles sont la voie », ne maudissez plus les obstacles qui vous empêchent d’avancer. Ne râlez plus après les événements ou les personnes qui vous empêchent de vivre selon vos désirs. Regardez plutôt les obstacles en face, observez la réalité telle qu’elle se présente – respirez un grand coup profondément et tranquillement – et observez encore.

Prenez le temps de ressentir, de gérer vos émotions (ne pas confondre le ressenti de l’émotion avec son expression : vous ressentez de la colère, c’est le ressenti. Vous allez vous défouler en boxant un coussin, c’est l’expression de la colère), de comprendre ce qui se passe en vous, de mieux vous connaître dans vos désirs, vos objectifs, vos valeurs, puis agissez. Ou pas, si le temps n’est pas venu, car ce que nous faisons sans le temps, le temps le défait. (j’adore cette phrase)

 

Je vous souhaite le meilleur,

Nathalie Decottégnie Référente de la Proactivité
Nathalie Decottégnie Référente de la Proactivité

 

Nathalie Decottégnie,
La Référente de la Proactivité, Auteure, Conférencière par passion,
Consultante-Formatrice en Expansion personnelle et professionnelle,
Maître-Praticienne Reiki depuis 2004.

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