Avez-vous choisi de vivre ?

Avez-vous choisi de vivre ?

Qu’en est-il de votre choix de vivre ?

Waouh ! Quelle question ! (attention je suis en forme)

Mais j’insiste : avez-vous choisi de vivre ? Je veux dire « avez-vous choisi ce que vous vivez actuellement ? » Mais aussi, en plus d’être venu.e au monde – aux forceps ou pas – avez-vous fait vous-même le choix de vivre ? Question d’autant plus compliquée que c’est une question fermée : la réponse est « oui » ou « non ». A la rigueur « Je ne sais pas ». Vous ne pouvez pas tergiverser sur la réponse.

Non parce que c’est facile (oui, un miracle peut être facile) d’être ici et me lire :

  1. Vos géniteurs ont fait crac-crac ;
  2. Par un grand miracle (au sens propre puisque vous aviez une chance sur 400 trillions de naître, d’après Mel Robbins) (et même d’une chance sur 700 trillions d’après le docteur Ali Binazir qui a assisté à la présentation TED de Mel Robbins et a écrit à ce sujet, faisant ses propres calculs de la probabilité de notre existence) ;
  3. Les cellules de vos géniteurs ont donc fusionné ;
  4. Et vous voilà expulsé.e naturellement puisque ;
  5. Vous étiez programmé.e pour arriver à maturité au bout de neuf mois de gestation.

Donc, jusqu’à maintenant, vous vous êtes laissé.e porter par le courant – si je puis dire. Votre vie s’est un peu jouée sans vous, non ?

Un peu comme on tombe amoureux.se, porté.e par cette énergie formidable sans avoir presque rien à faire si ce n’est d’accueillir ce qui est (sans lutter, l’amour – comme vivre – peut faire peur). Mais lorsque vous vous remettez de votre chute amoureuse, qu’en est-il de l’amour ? Parce qu’aimer, c’est comme vivre, ça se décide et ça demande de l’endurance – pour durer comme son nom l’indique. L’amour, comme vivre, ne devrait pas se subir mais se vivre en conscience.

Vous êtes vivant.e parce que vous respirez, vous me lisez, vous vous concentrez pour suivre. Mais peut-être l’êtes-vous à votre corps défendant ? Peut-être avez-vous le sentiment de ne pas du tout avoir demandé à vivre ? Et vous l’avez même peut-être reproché à vos parents et / ou vos géniteurs quand vous étiez adolescent.e, en pleine rébellion. Dans un début de prise de conscience.

Et maintenant, qu’en est-il de votre choix – et vos choix – de vivre et de vie ? Vous êtes un adulte responsable alors qu’en est-il de votre responsabilité vis-à-vis de la vie qui vous anime ?

Parce que vous avez dû vous poser la fameuse question du sens : « Qu’est-ce que je suis venu.e faire ici ? A quoi sert ma vie ? » Peut-être même vous êtes-vous dit (comme moi dans des périodes difficiles, en pleine rébellion d’existence) : « A quoi bon tout ça ? »

 

La réponse est venue chez moi aux forceps

Forceps : « instruments d’extraction du fœtus hors des voies génitales lors d’un accouchement ».

J’ai fini par choisir de vivre en conscience mais la réponse m’a été extorquée aux forceps par la vie : l’accouchement de moi-même a été difficile.

Je n’ai pas choisi de vivre dès que je me suis incarnée, loin de là. Et je n’avais toujours pas choisi de vivre une fois devenue adulte. En fait, je ne pensais pas à faire ce choix… Je vivais au gré du vent, me laissant porter par le courant en suivant mon cœur et mes convictions. J’estimais avoir de la chance malgré les vicissitudes de la vie et je suivais mon bonhomme de chemin atypique. Mais était-ce pour autant un choix d’aller de l’avant ? N’était-ce pas plutôt une énergie de vie qui vous pousse malgré vous… Certains ne se posent pas de questions et le vivent très bien, alors pourquoi tant de ruminations existentielles ?

Je comprendrais que vous ne puissiez pas répondre à cette question aujourd’hui. Ni même demain. Cependant, gardez-là en mémoire, sa réponse vaut le détour. Quant à la mienne, ma réponse est passée par plusieurs étapes pour que je comprenne que j’avais le choix. Oui, je pouvais choisir de vivre ou de mourir. Nous sommes puissants au-delà de tout puisque nous avons le pouvoir de vie et de mort sur nous-même. C’est puissant, c’est divin.

Ces questions et tant d’autres, je me les suis posées, surtout dans de grands moments de doute et de souffrance… comme vous allez le voir.

Au tout-tout début de ma vie, je ne veux pas vraiment m’incarner, je ne veux pas vivre visiblement ; mais je ne m’en rends pas compte. Ou plutôt si. Je veux tellement vivre que je m’impose à ces géniteurs si jeunes – mes parents – qui ne veulent pas de moi. Mais alors pas du tout ! Ma génitrice est une petite jeune fille de seize ans, amoureuse d’un bellâtre qui se pavane dans les rues de Paris. Mon géniteur fait le beau et séduit cette brunette aux yeux écarquillés. Je suis conçue très vite. Par accident donc.

 

Chouette, je vais m’incarner ! C’est ce que je veux, du moins c’est ce que veut mon âme

Parce que moi – la terrestre sur le point d’arriver – j’entre dans ce monde à reculons. Quinze jours de retard et trente-six heures à en faire baver ma génitrice (sic), tellement j’hésite à me diriger au bout du tunnel – où filtre pourtant la lumière, les néons de la salle de travail. Ma mère hurle tout ce qu’elle peut et elle n’en peut déjà plus de moi. Et moi ? Le Moi s’exclame : « Non ! je veux retourner d’où je viens ! »

Et oui, parce que mon corps a déjà engrangé tant de stress et de douleurs qu’il n’en veut plus. Je parle de celui que ma génitrice m’a transmis à travers ses gènes durant la gestation. Je ne suis pas en train de me plaindre, je vous parle de faits que la science a démontrés. Donc je suis infectée. De stress et autres hormones maternelles sans intérêt, vraiment.

Comme je pressens ce qui m’attend, je mets un temps fou à sortir de ce trou utérin. Mais, à mon corps défendant, je sors. Ainsi va le monde terrestre : avancer – toujours – sinon la vie vous y contraint.

Alors mieux vaut faire amie-amie avec la vie. Je vais mettre beaucoup de temps à le comprendre. A accepter d’aller dans le sens de la vie. Parce que je lutte contre elle sans m’en rendre compte. Je suis têtue, pressée d’en découdre, pleine d’intransigeance et d’impatience sous mes airs timorés-souriants. Je bouillonne – de colère ? – et je me bats à me faire mal parce que je veux obtenir ce que j’ai décidé. La solitude m’a appris à être autonome. Les fougues de la jeunesse aussi sans doute…

 

Pourtant je suis vraisemblablement venue ici-bas pour une mission et même plusieurs

Et tant que je n’avance pas dans leur sens, la vie se charge de me recadrer. Une petite tape par-ci, une grande baffe par-là. Et c’est ainsi que je me retrouve sonnée, avec des idées de suicide, parce que « trop c’est trop ! ».

Et oui, quand je ne vais pas bien – ruptures amoureuses (que ça fait mal pour une hypersensible en mâle – heu… en mal – d’amour), divorce et autres séparations amoureuses, dépressions (la Grande et les traînes de comète mal gérées), burnout, harcèlement moral (on n’en parlait pas à l’époque, et j’ai perdu mon procès aux Prud’hommes), problèmes de santé… Bref, la seule sortie que j’envisage quand je ne vois pas d’issue de secours, c’est cette porte-là : celle dans les coulisses pour tirer ma révérence au plus vite.

Il faut dire que chez ces gens-là – dans ma famille -, j’ai quelques exemples de suicides réussis alors « même pas peur ». L’idée de passer l’âme à gauche – pas l’arme, ça c’était mon père -, le suicide est une possibilité pour gérer les problèmes insupportablement douloureux. Une façon d’assumer sa vie en dehors des clous.

Mais un jour la vie qui, toujours veille sur moi – sur nous – me donne de quoi rester debout coûte que coûte (parce qu’il me fallait de très bonnes raisons – une énooorme motivation – pour continuer à vivre).

 

Cette vie dont je ne comprends rien m’a envoyé l’amour. Oui, l’AMOUR !

Ah non, pas celui-là. L’Amour-avec-un-grand-A. Mais non, pas celui-là non plus ! Pas cet amour romantique de conte de fées (auquel je veux pourtant croire, et que j’appelle de tous mes vœux). L’AMOUR quoi.

La vie a préféré faire plus fort en allumant en moi cet amour viscéral. Cet amour bouleversant, ce tsunami émotionnel qui a failli me terrasser tant il a ouvert de brèches dans le chaos émotionnel qui couvait, que je claquemurais pour garder le contrôle de ma vie.

Donc disais-je, la vie m’a envoyé cet amour inconditionnel, celui qui vous maintient éveillé.e plusieurs nuits d’affilée sans effort, celui qui vous ferait ramper sur du verre pilé, qui vous ferait voler à leur secours à l’autre bout du monde dans la forêt amazonienne infestée de bestioles mortelles (alors que quitter votre région est déjà un challenge). Bref, cet amour incommensurable pour lequel vous donneriez votre vie. (Et oui, tant qu’à vous supprimer, autant que ce soit pour une bonne cause cette fois-ci).

Alors la vie a entendu mon cri du cœur et a réveillé mon potentiel d’Amour en m’envoyant deux magnifiques enfants (vous l’aviez deviné…). Oui, deux enfants m’ont choisie pour maman ! (Mais j’ai accepté tardivement ce genre de cadeau. Les premiers, qui ont tenté de s’incarner dans ma vie en force, sont retournés à l’envoyeur pour aller s’incarner ailleurs. Pour certains, j’ai l’air de blasphémer…) [j’ai décidé d’assumer des propos pour servir ma cause : vous secouer pour ouvrir votre cœur… « Vérité, sort de ce corps »]

Alors la vie a attendu que je sois mûre, que je sois prête. Mon aînée s’est même faite un peu désirer et j’ai dû apprendre la patience tant j’étais dans l’attente looongue de sa venue. Mon fils est venu beaucoup plus vite. Mon « instinct maternel » (auquel je ne crois pas vraiment vus mes antécédents) s’est trouvé actualisé grâce à l’existence de ces deux êtres. J’ai eu conscience dès leur conception qu’ils ne m’appartenaient pas. Ce n’était pas mes enfants, c’était des personnes qui avaient décidé de passer par moi pour s’incarner – quel honneur ! -, et j’avais la responsabilité de les élever – au sens noble du terme. En fait, pendant que je les éduquais, c’est eux qui m’élevaient – vers ma propre lumière.

Ma révolte viscérale s’est quelque peu calmée et je suis devenue plus humble. La vie me faisait deux cadeaux quand même.

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Khalil Gibran, Le Prophète

 

 

Ma vie s’est alors redressée

Ma vie est devenue « ortho » – préfixe emprunté au grec, qui signifie Qui est droit, juste, régulier. Oui, ma vie s’est structurée, comme tirée vers le haut, vers cet amour altruiste, généreux, oublieux de soi pour tout donner à ces êtres que j’aime par-dessus tout. Je me suis verticalisée. Cet amour universel s’est incarné en moi grâce à leur existence dans ma vie. Et je ne cesse de leur rendre grâce tant je suis percluse de reconnaissance – tant envers eux de m’avoir choisie qu’envers la vie qui m’a fait ce don.

Et vous savez quoi ? De voir ces petits êtres si touchants – mes enfants – m’a fait considérer les enfants des autres avec plus d’indulgence. Et cet amour universel a ensuite déteint sur les adultes parce que je les imaginais eux-mêmes enfants innocents. Et même ces personnes qui m’ont fait tant de mal ont commencé à bénéficier de ma mansuétude et de ma compassion. C’est dire si l’amour transforme, m’a transformée.

Mais la big question s’est à nouveau posée à moi lorsque je me suis trouvée en dépression post-divorce. Comment faire face à une vie douloureuse ? Car le suicide devient impossible. Je ne peux  plus envisager cette échappatoire maintenant que deux êtres ont besoin de moi. Je ne peux pas laisser ces deux enfants seuls au monde. Il m’est absolument impossible de les abandonner, de trahir leur confiance et leur amour.

 

Alors je vais devoir faire un choix

Faire un choix en conscience et non un choix par défaut.

Faire le choix délibéré de vivre : puisque je ne peux plus m’échapper, puisque je suis obligée de vivre, alors je vais vivre. Oui. Je choisis volontairement de vivre. Je décide d’aller jusqu’au bout de mon chemin en conscience (d’ailleurs, savoir comment va finir le film de ma vie m’intrigue. La curiosité et l’en-vie prennent le dessus).

Puisque je ne m’autorise plus à fuir par la trappe de service, je dois rester sur scène et jouer mon rôle. Mes enfants me regardent et me copient. Ils apprennent de moi. Je dois les inspirer. Je dois leur communiquer cette force de vie, cette confiance en la vie pour eux-mêmes (même si ma foi est vacillante pour moi-même).

C’est ainsi qu’un soir de février, alors que mes Poussins étaient chez leur père (garde alternée oblige), un lendemain où je m’étais défigurée par mes propres coups, je me suis regardée dans un miroir. J’ai détaillé mon visage boursoufflé, j’étais moche. Je me suis regardée droit dans les yeux et j’ai déclaré, à cette personne désespérée : « Jamais plus je me ferai de mal. Jamais plus je ne porterai la main sur moi. Jamais plus je n’aurais l’ombre d’un germe d’une pensée de suicide ou tout autre tentative d’autodestruction. Je me refuse dorénavant cette « solution finale ». Je renonce définitivement à l’idée de m’échapper de la scène de ma vie. Et, en plus, jamais plus je n’aurai une quelconque critique négative à mon égard. Jamais plus ! C’est fini. Dorénavant, je me respecte et respecte la vie en moi et autour de moi. J’accepte de vivre. »

Maîtres-mots, nouvelles valeurs – du moins valeurs actualisées en moi : Amour et Respect.

 

Mais cela n’a pas suffi à mieux vivre

J’avais choisi de vivre certes. J’étais sortie victorieuse de ce combat avec (ou contre) moi-même. J’avais survit à la tempête. J’avais échoué sur l’autre rive de ma vie – celle de l’acceptation de soi – mais je n’avais aucune idée de « comment on fait pour vivre ; comment on fait pour affronter le quotidien et se le rendre agréable et constructif ».

Je n’avais pas le mode d’emploi d’une telle vie, que je voulais agréable et enthousiasmante. Et voir des gens heureux m’interpellaient beaucoup : c’est donc possible ? Alors pourquoi pas moi ?

J’avais traversé ma vie plus ou moins en somnambule jusqu’à ce jour, avec des éclairs de lucidité qui m’avaient conduite au divorce et à la première dépression un an après la naissance de mon aînée, un an après que le tsunami émotionnel post-natal m’ait réveillée pour me rendre lucide et bouleverser des décisions que l’on croit définitives.

Je n’étais guère plus outillée pour continuer dans de meilleures conditions au lendemain de cette déclaration dans le miroir. Mais la vie veille aux graines que nous sommes. Mon âme blessée, qui se sent enfin entendue, et même écoutée (tient j’ai une âme, je ne crois pas en dieu, du moins pas en ce Dieu-là), mon âme donc m’envoie des ressources, des réponses (c’est que j’ai des tonnes de questions, et je ne me gêne plus pour les poser le regard exigeant tourné vers le plafond).

 

Je suis assoiffée alors je bois, je baffre ces nouvelles nourritures

  • Tant physiques : j’ai frôlé le cancer du sein et, en cherchant le « pourquoi du comment », j’ai découvert des intolérances alimentaires que j’ignorais et qui me terrassaient. Ces intolérances contribuaient à entretenir la dépression, je l’ai découvert plus tard ;
  • qu’émotionnelles : j’ai appris à écouter davantage mes besoins, et à trouver des sources de plaisir. Oui, j’ai commencé à oser me faire plaisir, et comme le plaisir est énergisant… ;
  • Mais aussi psychiques, mentales : après psychothérapies et autres nombreux stages en développement personnel, j’ai compris que je m’autodétruisais parce que je retournais contre moi le rejet parental originel lié à ma naissance. Je me punissais de vivre parce que mes parents ne voulaient pas que je vive, parce que ma présence et mon existence les emm… prodigieusement – et ils me le faisaient bien sentir ! J’ai dû ensuite me battre pour vivre, parce que le virus de la culpabilité étendait ses métastases dans tout mon être et toute mon existence. (Et pour qui a étudié ce phénomène, la culpabilité entraîne facilement la honte puis l’autodestruction) ;
  • J’ai même évolué spirituellement : le début des années 2000 ont été pour moi le début d’une transformation spirituelle profonde.
    • J’ai découvert à cette époque le Reiki [voir « Comment le Reiki est venu à moi« ] ;
    • J’ai lu des livres bouleversants comme « Dialogue avec l’ange » (qui m’a scotchée. Si je devais n’emporter qu’un seul livre à choisir parmi mes vingts mètres linéaires de bibliothèque, ce serait celui-là) ;
    • Dans la même veine, j’ai adoré « Conversation avec dieu » en trois tomes, dont j’ai lu au moins dix fois le premier (j’annote la date à chaque lecture) (lequel livre de poche s’est vu offert à quantités de personnes autour de moi dans la foulée) ;
    • J’ai lu aussi « La Bible pour les Nuls » (super entrée en matière pour qui a du mal à entrer dans le texte original) ;
    • J’ai finalement abordé ma bible reliée cuir en trois tomes (offert à mes dix-huit au moment de l’obtention du Bac) (volumes que j’ouvrais puis refermais au bout de trois pages) ;
    • J’ai lu aussi le Coran qu’un ami musulman m’a offert dans la collection La Pléiade (le genre d’édition que vous transmettez à votre descendance) ;
    • J’ai rencontré des personnes qui faisaient partie de différentes paroisses, elles ont tenté de me convaincre du bien-fondé de leur religion mais aucune ne m’a convaincue. Je reste croyante mais reliée en direct, pas besoin d’intermédiaire…

Bref, j’ai évolué, j’ai grandi, j’ai mûri. Et quand je n’allais pas bien – humaine trop humaine – je ne me battais plus. J’insultais dieu, les anges au lieu de m’autoflageller. La foudre ne m’est pas tombée sur la tête pour blasphème alors j’ai pû rester dignement debout et accepter le deal de vivre – toujours en mon âme et conscience.

  • En respectant mes plus profondes valeurs :
    • l’Amour universel et ses émanations terrestres ;
    • le respect de la vie sous toutes ses formes (oooh, j’ai écrasé un moustique hier) ;
    • la Vérité (ouille l’authenticité qui dérange) ;
    • la Croissance (apprendre, découvrir, exercer sa créativité, j’adooore).

 

 

Oui, j’ai accepté un jour de vivre

J’ai choisi de me maintenir en vie, et de faire de mon mieux.

Bon, okey, pas facile tous les jours. Discernement, conscience, responsabilité, liberté… Pas facile d’assumer Qui l’on est. J’aurais rêvé faire partie du cercle des « Heureux les Innocents » qui ne se posent pas de questions existentielles. Mais je ne peux pas me fuir. J’ai renoncé à me fuir définitivement ce soir de février. Alors, dos au mur, j’affronte. Je ne me donne plus d’autres choix que de celui de m’incarner complètement. J’entre dans l’acceptation de soi, c’est mon âme et ma conscience qui jubilent !

Oui, j’ai choisi. Maintenant, reste à assumer et à assurer, le plus joyeusement possible tant qu’à faire.

 

Heureusement nous sommes outillés !

Par la suite, j’ai découvert et utilisés des outils à la faveur des lectures, des entraînements, des stages en développement personnel… Ces outils, je les utilisais déjà pour certains mais c’était de manière inconsciente – au petit bonheur la chance – donc maladroitement. Parce que ces outils sont en nous ! Oui vous les possédez aussi. La vie ne nous livre pas sur terre en pièces détachées et sans mode d’emploi.

Certes nous avons tout oublier de Qui nous sommes en arrivant sur terre, mais la vie met des petits cailloux sur le chemin pour l’éclairer. Ou plutôt allume en nous ces petites flammes, dans l’attente d’un grand feu de joie. Celui qui doit nous rappeler qui nous sommes vraiment. J’aime bien le mot « remember » en anglais (se rappeler). Il me fait penser à « remembrer » : retrouver et rassembler tous les membres de Qui nous sommes. Nous reconstituer en nous rappelant Qui nous sommes et d’où nous venons.

 

Nous sommes parfaitement équipés pour cette équipée sauvage sur la terre

Nous arrivons sous forme de pack où tout est compris pour avancer le moins mal possible – le plus agréablement du monde devrais-je dire. Encore faut-il le savoir. Nous sommes formidablement bien outillés pour vivre au mieux de nos possibilités.

Encore faut-il nous connaître. Apprendre notre mode de fonctionnement, nos travers, nos risques de dérapage pour éviter de basculer dans le fossé – comme moi à une époque (la « fosse commune » ai-je pensé).

Nous sommes donc outillés mais nous ne le savons pas, je l’ignorais moi-même jusqu’à il y a longtemps, sinon je ne me serais pas déglinguée la tronche aussi durement. C’était totalement inutile. Encore maintenant, je remercie la vie de m’avoir aidée à continuer – ou de m’avoir empêchée de commettre l’irréparable – c’eut été tellement dommage !

J’ai fini par développer pour moi-même puis pour autrui – d’abord dans mes nombreuses formations présentielles [voir les Témoignages] puis sur ce site/blog – des outils avec le mode d’emploi, c’est-à-dire des techniques et des méthodologies pour savoir faire au mieux avec nous-mêmes, avec efficacité et bienveillance. Avec amour pour la vie en soi.

 

Vers quoi courons-nous ? Ou qu’est-ce qui nous fait courir ?

Ainsi, peut-être est-ce ma mission de « rendre visible l’invisible » qui me fait avancer. Mettre au jour notre vraie nature – souvent sombre mais aussi Ô combien lumineuse – en témoignant de mon expérience. L’intime est universel alors je vous parle de moi – de vous – pour vous aider à voir en vous-même.

Être proactif s’inscrit parfaitement dans cet esprit-là, celui du sens de la vie à rallumer en soi, cette énergie d’amour universel qui nous insuffle cette vitalité, qui nous inspire le meilleur : celui d’incarner nos plus hautes valeurs.

Être proactif, c’est donc être actif avant d’agir. Être actif dans la connaissance de soi, de son intime fonctionnement humain, pour ensuite être actif dans le monde, au service du vivant, en soi, pour soi et pour les autres.

Être proactif consiste donc à d’abord retrouver cette connexion à soi-même, à son être profond et lumineux, pour se connecter ensuite, et avec bienveillance, avec le monde. Afin que ce monde ressemble un peu-beaucoup-passionnément à Qui nous sommes vraiment : des êtres spirituels venus vivre une expérience terrestre. (je me répète mais c’est tellement important)

 

Ne vous sauvez pas !

Alors je vous repose la question : avez-vous choisi de vivre ? Avez-vous fait le choix conscient de « vous mettre au monde » ?

La réponse peut être difficile à trouver… Voyez comme j’ai galéré avant d’y parvenir, alors je sais combien c’est dur ! Néanmoins ne fuyez pas.

Une fois que vous aurez répondu, posez-vous la question suivante : « Quelle vie choisissez-vous de transmettre à vos enfants ? Quelle vie voulez-vous pour eux ? »

Autrement posée, la question devient :

  • Qu’est-ce que vous aimez par dessus tout et qui vous ferait soulever des montagnes ?
  • Qu’est-ce qui vous ferait marcher dans la neige pieds nus en pleine nuit tout.e seul.e ?
  • Pour qui ou pour quoi donneriez-vous votre vie ?

… Alors commencez par vous-même !

 

… La vie vous attend

Je crois que la vie ne peut rien faire pour vous si vous ne lui dégagez pas la voie pour qu’elle entre dans votre propre vie. La vie ne peut rien faire pour vous sans votre consentement. Sans votre appel devrais-je dire.

Moi qui ai grandi dans une grande solitude, livrée à moi-même, j’ai eu un mal fou et de fortes résistances – quand je n’oubliais pas tout simplement – à faire appel à ces forces vives et puissantes en nous. Je n’y croyais pas tout simplement. Je n’y pensais pas. Personne ne m’avait appris ce sens-là.

« Aide-toi, le ciel t’aidera » ou « Demandez et vous recevrez ». J’ai mis du temps à comprendre ces phrases, je ne voulais pas entendre parler de cette sorte de soumission au ciel. Croyance erronée que d’imaginer que nous sommes de pauvres créatures soumises aux aléas d’un dieu vengeur. En fait, ces phrases sont justes, j’ai fini par le comprendre. J’en ai voulu à la vie mais, en fait, je crois que je lui ai donné du fil à retordre 🙂 Elle a eu du mal à se faire entendre en moi, à trouver un écho salvateur en moi. Mais ça y est, c’est fait. Je peux avancer avec elle en harmonie.

La vie ne peut rien faire sans votre acquiescement et votre présence. Elle est là et vous attend, comme elle m’attendait aux détours de mes angoisses existentielles et de mes fortes résistances.

Oui, donnez-vous tout cet amour que vous gardez en réserve par devers vous, parce que vous n’osez pas l’offrir, parce que vous en avez peur, parce qu’il est grandiose cet amour en germe ou prêt à exploser.

Oui, commencez par vous aimer profondément, passionnément, respectueusement, en conscience. Vous êtes vivant.e alors choisissez-vous !

 

Je vous souhaite le meilleur,

nathalie Decottégnie, la proactivité en actionNathalie Decottégnie

Référente de la Proactivité
Maître Reiki et Praticienne depuis 2004
Auteure du site etreproactif.com

 

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