Vous avancez la peur au ventre ou dans la joie ?

Vous avancez la peur au ventre ou dans la joie ?

Être proactif Peur EnergieJ’ai  peur de tout !

J’ai peur de vous déplaire – J’ai peur de ce que vous allez penser – J’ai peur de vous décevoir – J’ai peur que ça ne marche pas – J’ai peur de faire ça pour rien – J’ai peur de ne pas être à la hauteur (de vos attentes !) – J’ai peur de prendre des risques – J’ai peur de faire des bêtises – J’ai peur de ne pas savoir – J’ai peur d’écrire un mail – J’ai peur de mon chef – J’ai peur de perdre mon travail – J’ai peur d’aller à ce rendez-vous – J’ai peur qu’ils ne me croient pas – J’ai peur d’elle – J’ai peur de finir seule – J’ai peur de te quitter – J’ai peur que tu me quittes – J’ai peur de vieillir – J’ai peur d’être aimée – J’ai peur qu’elles ne m’aiment plus – J’ai peur qu’ils se séparent – J’ai peur de m’écraser en avion – J’ai peur des araignées – J’ai peur d’avoir mal au cœur – J’ai peur de griller en enfer – J’ai peur de réussir – J’ai peur de prendre le téléphone – J’ai peur de manquer d’argent – J’ai peur de payer trop d’impôts – J’ai peur du changement – J’ai peur de mon banquier – J’ai peur de me faire avoir – J’ai peur de sortir – J’ai peur d’aller en vacances (si loin !) – J’ai peur de me montrer telle que je suis – J’ai peur de faire quelque chose de mal – J’ai peur de l’huissier – J’ai peur du vendeur – J’ai peur du client – J’ai peur de perdre – J’ai peur du noir – J’ai peur de l’eau – J’ai peur de commencer – J’ai peur de m’imposer – J’ai peur de vous blesser – J’ai peur que vous m’ignoriez – J’ai peur de vos commentaires – J’ai peur d’achever cette œuvre – J’ai peur de perdre mon inspiration…

… Vous avez vu comme la peur est partout, s’infiltrant dans tous les interstices de nos vies ? Nous avons autant peur de l’ennui que de la nouveauté, peur de l’échec que de la réussite, de mourir que de vivre.

Et quand une peur semble nous lâcher, c’est une autre qui prend sa place, tant nous sommes « rassurés » par ce sentiment familier que nous semblons rechercher (cf. « Vous n’avez pas de problèmes ? Achetez-en un ! » in Capital 04/2012 par Philippe Eliakim).

Évidemment, englué dans ces multiples peurs, il est utopique de vouloir devenir proactif !

Comme il est tout aussi difficile de vivre dans ces souffrances permanentes, faites d’immobilisme, de frustration, de désespoir, corollaires de la peur.

Vouloir devenir proactif nécessite d’abord de sortir de cet état d’impuissance face à la vie. C’est une première étape à franchir.
Être proactif nécessite ensuite de devenir maître de soi-même, énergique, enthousiaste et responsable. C’est un acte de décision, une volonté, une conscience mise en action.

 

J’ai vécu toutes ces peurs et bien d’autres. Dans le même temps, j’étais souriante, optimiste (« chienne de vie, t’auras pas l’dessus »), je m’estimais chanceuse (voir la bouteille à moitié pleine plutôt qu’à moitié vide) et je traversais mes peurs l’angoisse au ventre (« j’y arriverai »). Je croyais que vivre dans la peur était normal, tout en observant avec étonnement mon voisin qui semblait réaliser ses objectifs avec une relative facilité.

Le jour où un intime m’a dit que « j’avais peur de tout », je l’ai rejeté (« ce n’est pas vrai ! J’avance bien plus que toi qui stagnes ! »). Ma réaction épidermique était le signe que j’étais atteinte mais – grande inconsciente que j’étais – je n’ai pas saisi le message.

Le jour où une kinésiologue a enfoncé le clou en me disant que je pratiquais « la politique de la terre brûlée », je suis ressortie bouleversée. Cette vérité me touchait au cœur sans que je sache pourquoi.

Comme je ne crois pas au hasard – au fait d’entendre ces propos par hasard – comme je ne crois pas non plus à la malveillance systématique des gens qui s’adressent à moi, je me suis mise à vouloir comprendre ces paroles. Je les triturais dans tous les sens pour en expurger leur signification profonde. J’avais besoin de les apprivoiser pour les faire miennes (« serait-ce vrai ? Auraient-ils raison ? Est-ce que je vis vraiment dans la peur permanente ? »).

J’ai repassé ma vie au crible de toutes mes peurs passées. J’ai visionné le film des événements marquant qui ont balisé mon chemin et me suis demandée ce qui m’avait forcée à progresser. Et je me suis rendue compte que pour passer à l’étape suivante de ma vie, la plupart du temps je me sabordais pour être sûre d’avancer vers le but que je m’étais choisi. Par exemple, j’annonçais fièrement à mes collègues de travail : « ça y est, j’ai donné mon préavis à mon bailleur. Je déménage ! » – « ah, tu vas habiter où ? » – « j’en sais encore rien. Maintenant j’ai deux mois pour trouver » (hou les frayeurs que je me suis faite). Autre exemple, face au banquier : « J’ai besoin d’un prêt pour acheter l’appartement que j’ai eu tant de mal à dénicher » – « quels sont vos revenus ? » – « précaires puisque je suis à mon compte et je suis actuellement déficitaire » – « ha ?! » (Prêt obtenu par le énième banquier et sur vingt-cinq ans. Ai-je bien fait ? Je me le suis demandée parfois, dans des moments de peur).

Ce mode de fonctionnement, quand il ne paralyse pas, est épuisant et terriblement consommateur d’énergie psychique et émotionnelle. A l’époque, je ne savais pas fonctionner autrement. J’avais grandi ainsi. Je ne connaissais que la peur, familière et normale, pour assumer mes choix et mes responsabilités.

Je ne savais pas que l’on pouvait cheminer dans la joie. Je ne savais pas que le plaisir pouvait être énergisant, parce que je me refusais le plaisir (« Le plaisir doit se mériter et je ne suis pas méritante »). Certes, j’avais des objectifs orientés vers l’amélioration de ma vie, je voulais vivre « mieux », mais le seul moyen – le seul chemin connu de moi – était toujours couvert d’épines et de souffrances. La peur omniprésente, fidèle comme une ombre, devait être la norme. Je n’en voyais pas d’autre.

Être proactif Energie humaine CadenasséJ’avançais ainsi cahin-caha, accoutumée à toutes ces peurs collées aux basques. Je vivais revêtue de cette veste de plomb qui m’était tellement familière que la question de l’ôter ne me venait même pas à l’esprit. Elle constituait une partie de moi. Et ma façon de m’exprimer traduisait et trahissait cet état d’esprit inhérent à ma nature.

 

Et puis un jour – une peur de trop – j’ai invectivé le Ciel et l’Enfer (bien que je n’y croie pas mais quand on est désespéré…). J’ai insulté tous les Saints et les Anges. J’ai hurlé ma détresse et ma rage en levant les yeux (rien que le plafond au-dessus de moi). Je m’égosillais jusqu’à l’extinction de voix.

Et une chose étonnante s’est produite : outre le fait que je n’avais pas été carbonisée sur place après tous ces blasphèmes, je me sentais vidée, de mes forces et de mes peurs. Mes frayeurs et mes angoisses s’étaient faites lessivées. Je me sentais étrangement calme et sereine, comme par miracle.

Je me suis regardée dans le miroir. Outre une tête de déterrée, je me sentais comme purifiée de ma fange et j’avais un sourire aux lèvres : « je suis fière de toi. Puisque tu n’es pas morte, tu vas vivre. Puisque tu es obligée de vivre, tu vas faire le choix d’une belle vie ».

J’ai alors décidé de ne plus me faire de mal, en aucune façon. J’ai décidé de respecter la Vie en moi – toute la vie – en ce qu’elle a de pire comme de meilleur (avais-je d’autres choix ? Oui, celui de la quitter, d’être plus forte qu’elle et lui faire la nique, mais l’amour pour mes enfants m’a retenue). Les bras ballants devant ce miroir, je me considérais et décidais d’accepter Tout Ce Qui Est, et donc moi-même par la même occasion (mon odyssée personnelle vers un mieux-être ne datait pas d’hier mais ce jour-là, j’ai franchi un cap : je me suis mise au monde, j’ai accepté mon incarnation).

Et j’ai décrété que la vie n’aurait plus à me faire souffrir inutilement pour me forcer à évoluer (« Ok, j’ai compris, la Vie, te rebiffe pas, je vais y aller même si j’ai peur, puisque c’est ce que tu as à me proposer en ce moment. ») Bref, j’acceptais la réalité et prenais l’engagement de suivre ma voie avec, désormais, les énergies Joie et Amour pour guides.

Les Neuroscience m’ont appris que nous pouvons désapprendre grâce à notre plasticité neuronale. Nous pouvons remplacer nos habitudes défectueuses par de nouveaux apprentissages épanouissant. Avec du temps et de la patience, c’est atteignable.

On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche. Mark Twain

Bien sûr, la peur est toujours là, mais en soutien intelligent pour me prévenir d’un danger ou pour m’inciter à écouter ma voix intérieure.

Être proactif Energie arc en cielLa peur est inhérente à notre condition humaine (notre cerveau reptilien survit en nous) mais elle ne domine plus mes pensées et ne me bouffie plus d’angoisse. Quand la Peur m’étreint, c’est que la Joie m’a désertée. Cette peur est le signal que je me suis trompée de voie, de choix, de décision, d’action. Un peu comme un coach qui me taperait sur l’épaule pour me rappeler mes bonnes résolutions.

Et vous, c’est la peur qui force la marche de votre vie ou c’est l’amour qui éclaire vos pas ?

 

Je vous souhaite le meilleur 🙂

Nathalie Portrait blog1Nathalie Decottégnie

Experte ès Proactivité

Site / blog : www.etreproactif.com
Roman : « toi ou la vraie vie« 

 

Nathalie DECOTTEGNIE

La Référente francophone de la Proactivité

Cet article a 3 commentaires

  1. Ma fille pratique l’éthologie équine (rééducation des chevaux ayant des troubles du comportement) pour cela elle utilise diverses méthodes dont le « renforcement positif », il s’agit de mettre l’animal en confiance en mettant en avant ce qu’il fait de bien et non pas en le contraignant (équitation traditionnelle) , cela fonctionne remarquablement bien et des chevaux de concours qui mettaient souvent leur cavalier au sol sont maintenant en confiance, n’ont plus peur et prennent du plaisir (si si !!) à faire leur parcours d’obstacle. Du coup je m’en sert pour les humains dans mont boulot et dans la vie , c’est super , je vais débuter l’équitation..

    1. Merci Jean-Marc pour ton commentaire, merci pour ton partage.

      Je suis contente que tu vives cette sensation de plaisir, pour toi-même et avec les humains dans ton boulot.

      C’est vrai que le plaisir est énergisant et que nous aurions tellement plus à gagner en qualité de vie si nous penchions vers ce côté de la vie, autrement plus épanouissant que la règle (sur les doigts) et le bâton !

      La crise peut avoir ça de bon que, une fois touché le fond, nous cessions de creuser et que nous rebondissions sur des base de vie saines. Le plaisir et la joie de vivre  notamment.

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